L'entreprise familiale sauvera-t-elle le capitalisme?
Emission Radio :
Du Grain à moudre - France Culture
10.01.2008 - 18:20
Comme elle est tentante, en ces temps de LBO, d'OPA hostiles, de fonds spéculatifs fondant sur les entreprises pour s'en repaître, l'image d'Epinal inverse, celle de la petite ou moyenne entreprise familiale où l'on travaille de père en fils, dans la même région, sous les ordres d'un descendant bienveillant et éclairé du fondateur ! Qui ne rêverait de ces actionnaires stables et bien concrets - les membres d'une vieille famille de la région - pour laquelle ils ont beaucoup fait et continuent de faire ! A l'heure où l'on accuse les fonds d'investissement de ne se préoccuper que de la valeur boursière des entreprises et de se désintéresser de leurs intérêts à long terme, les entreprises familiales peuvent apparaître, en effet, comme des havres rassurants : l'intérêt de la famille n'est-il pas de transmettre à ses descendants ce qu'ils ont reçu en héritage ? Ces grandes familles ont le sens de la durée, elles sont conscientes s'assumer une histoire collective et cherchent à s'y inscrire de manière positive. En outre, à l'heure où l'on redoute le « désert français », ces entreprises patrimoniales ont la vertu de se trouver dispersées, pour des raisons historiques, sur tout le territoire national, où elles offrent des emplois. Peut-être, mais toute médaille a son revers. Les entreprises familiales sont souvent accusées de frilosité. Les grandes familles craignent de perdre la majorité ou du moins cette minorité de blocage qui leur permet de verrouiller le conseil d'administration. Elles ont une tendance bien compréhensible à vouloir placer leurs rejetons à des postes de responsabilité pour lesquels ils n'ont pas nécessairement les compétences. Alors, les entreprises familiales - qui assureraient quelques 60 % des emplois dans le privé, sont-elles désirables ? Qu'attendent-elles d'un pouvoir politique qui se dit favorable aux patrons ? Quels sont leurs atouts et leurs faiblesses face à notre économie mondialisée ?
Invité(s) :
Christine Blondel
Laurent Batsch
José Allouche
Sami Basly (au téléphone)
Activités scientifiques
- Evaluations pour colloques et conférences :
- Academy of Management Meeting 2008 & 2009 (Division « Business Policy and Strategy » et « International Management »).
- ASAC 2007 & 2008 (Division « Strategy » & Division « Entrepreneurship and family firms »).
- AIMS 2008 & 2009.
- CIFEPME 2008.
- CIGE 2008 (Conférence Internationale de Gouvernance d’Entreprise) : Membre du conseil scientifique et évaluateur.
- Membre du comité de lecture :
- Revue Canadienne des Sciences de l’Administration.
- Journal of Management and Organization.
- Interdisciplinary Journal of Information, Knowledge, and Management.
- Sites web et communication :
- Créateur et animateur du site web du CREFF (Centre de Recherche sur l’Entreprise Familiale et Financière) : http://cref.u-bordeaux4.fr (depuis 2002).
- Créateur et co-animateur du site web de l’IRGO (Institut de Recherche en Gestion des Organisations) : http://irgo.u-bordeaux4.fr (depuis 2007, avec Thierry Verstraete).
- Créateur et animateur du site web dédié au colloque de l’AFFI 2007 : http://affi2007.u-bordeaux4.fr
- Créateur et animateur du site web du Réseau Raul Porras Barrenchea (Réseau franco-péruvien de coopération universitaire) inauguré en juin 2003 : http://rrpb.u-bordeaux4.fr
Membres des associations :
2008 : EURAM (European Academy of Management)
2007/2008 : ASAC (Association des Sciences Administratives du Canada)
2006/2008 : AIMS (Association Internationale de Management Stratégique)
2006/2007 : AIREPME (Association Internationale de Recherche en entrepreneuriat et PME)

